a. Les facteurs clés du développement

L’avènement des technologies d’informations et de communication et la démocratisation des outils digitaux sont à l’origine du changement de paradigme encore bourgeonnant au sujet des méthodes d’évaluation. L’évolution majeure dans les années qui suivent des méthodes d’évaluations est une certitude.

La démocratisation des outils digitaux et la volonté de maintenir un haut niveau d’enseignement en France sont la source du changement de paradigme que vont connaître les méthodes d’évaluation dans les années qui viennent.

D’autres facteurs viennent alimenter cette transition. Le marché compte sur les problématiques économiques. En effet, les outils digitaux prennent de plus en plus de place dans les écoles et le modèle papier apparaît comme le premier concurrent de ces nouvelles solutions. Les deux modèles répondent aux mêmes besoins et les dépenses sont multipliées par l’utilisation simultanée de plusieurs technologies.

La prise de conscience par la population de la nécessité de préserver l’environnement est un facteur qu’il ne faut pas négliger. Au même titre que les raisons économiques, l’utilisation de plusieurs technologies pour répondre au même besoin multiplie la production de gaz à effet de serre.

Plus récemment, les défis sanitaires dont nous avons à faire face dans notre quotidien sont venus accélérer le processus, en mettant en lumière les limites du modèle actuel en cas de forte crise.

Par ailleurs, l’ubiquité d’internet dans notre quotidien a un impact sociologique positif pour le développement du marché de la dématérialisation des examens. La société est en train d’atteindre un niveau de maturité qui permet à chacun de s’engager en faveur de la transition numérique.

b. Les freins au développement

La résistance au changement avec la volonté de rester dans sa zone de confort est sans doute le principal frein à la transition. Pourtant, l’expérience nous montre que cette phase est nécessaire dans tout changement de paradigme. Elle nous permet d’assurer une transition logique en faveur de l’évolution et d’éviter une régression future.

La maturité des outils présents sur le marché est également un facteur qui créer le doute lors du choix de se lancer ou non dans les examens numériques. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les outils s’améliorent en étant déployés, grâce aux retours des utilisateurs. Les écoles, et les éditeurs de logiciels doivent alors avancer main dans la main pour répondre rapidement à ces nouveaux besoins.

Se pose aussi la question d’égalité entre les candidats, certains n’ayant pas les moyens d’avoir un ordinateur personnel ou encore un accès à internet.

c. À quoi pourraient ressembler les examens de demain

Le monde va approfondir ses connaissances et sa philosophie du sujet dans les années qui viennent ; mais internet bouleverse déjà les modèles classiques d’apprentissage. Avec un usage éclairé, le web favorise l’autodidactisme en permettant à tout individu d’élargir en autonomie ses connaissances sur un sujet. Le rôle des enseignants pourrait alors évoluer et sortir des schémas classiques en accompagnant davantage les étudiants dans l’éducation à l’usage d’internet. Cette ressource, utilisée à bon escient pourrait s’ajouter au portefeuille d’outils des élèves qui passent un examen, au même titre qu’une calculatrice.

Les critères d’évaluation se verraient alors transformés. En accordant une fois de plus, depuis le passage des examens oraux aux examens écrits du baccalauréat au 19ème siècle, moins d’importance à l'apprentissage par coeur et plus d’importance à la capacité de raisonnement. Il ne faudra pas se méprendre, l’usage du net ne facilitera pas la tâche aux candidats. Les étudiants de demain verront probablement s’ajouter à leurs évaluations une complexification des sujets, une notation plus intransigeante, une recherche documentaire supplémentaire pour un temps d’examen qui n’a pas augmenté.

La légitimité de l’usage d’internet dans les salles d’examens pourrait être renforcée par les nouvelles exigences que demande le monde professionnel aux jeunes diplômés. Rappelons que son usage demande une préparation assidue à la recherche documentaire, à la vérification des sources, à la synthèse d’informations, mais également à la connaissance pure permettant de gagner du temps sur tous les tableaux.

Après tout, la raison de l’enseignement n’est-elle pas l’apprentissage à exercer un métier ? Et la raison de l’examen n’est-elle pas la vérification de la réussite ou de l’échec de cet apprentissage ? Et par ailleurs, n’utilisons-nous pas au quotidien internet dans le cadre de notre travail ?

Pour conclure, il est certain que les solutions pour gérer les examens à distance vont se multiplier et surtout s’améliorer. Elles permettent déjà la visio-surveillance avec de nombreux modèles comme la surveillance synchrone, la surveillance asynchrone, par caméra, photos, micros, détection d’attitudes suspectes, etc. Les entreprises qui se sont spécialisées sur ce créneau innovent sans cesse pour proposer des solutions adaptées aux besoins de l’ensemble des utilisateurs.

Publication originale le 16 octobre 2021 , mise à jour le 28 mai 2022

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