L’année 2020 restera dans nos mémoires comme la crise du grand confinement due à la pandémie covid-19. Ce virus qui s’est abattu sur toute la planète a mis en exergue les forces et les faiblesses du système éducatif français. Parmi les forces, les acteurs de l’enseignements ont confirmé leur capacité à être réactif, à se réinventer et à organiser de nouveaux modèles pour l’enseignement. Parmi les faiblesses, il y a une prise de conscience du manque d’outils numériques mis en place dans les établissements, et du manque d’anticipation.

Cette année, les écoles de France ont fermé leurs portes pendant plus de 3 mois, un évènement inédit qui aurait été très difficile à surmonter il y a plusieurs dizaines d’années. Fort heureusement, le numérique a permis de traverser cet épisode. Si les enseignants et les étudiants n’avaient jamais connu un tel épisode, ils sont aujourd’hui conscients qu’il existe des alternatives concrètes pour poursuivre la formation, même à distance.

Les enseignants de tous les secteurs ont connu une révolution numérique avant l’heure. Malgré des outils inadaptés, ils ont poursuivi leur cours à distance et ont même permis à leurs étudiants de passer des évaluations en autonomie. Voilà de quoi redistribuer les cartes et appréhender le numérique au service de l’enseignement sous un autre angle.

Malgré l’existence sur le marché d’outils adaptés pour faire passer des évaluations au format numérique, très peu nombreuses sont les écoles qui ont franchi le cap. La plupart se sont concentrées sur l’utilisation d’un outil de communication simple, et à la responsabilisation des étudiants quant à la pratique des évaluations notées. L’enseignant ne pouvant surveiller l’intégrité de chacun, c’est un rapport de confiance mutuelle qui a été privilégié. Ce système D a permis de répondre à la demande cette fois-ci, mais nous avons posé la question aux enseignants : S’ils avaient à faire passer des évaluations à distance une nouvelle fois, que changeraient-ils ?

Certains plus conservateurs souhaitent ne plus être confrontés aux examens à distance. Les raisons invoquées sont une logistique trop complexe, des failles concernant le manque de surveillance des examens laissant place à des dérives telles qu’un travail collaboratif entre élèves sur des examens individuels ou encore la consultation d’internet.

D’autres plus progressistes diront qu’ils espèrent pouvoir le faire avec des outils adaptés, leur permettant de retranscrire sans perte de temps les copies d’évaluation, de pouvoir surveiller la conduite des examens en temps réel et d’effectuer les corrections avec simplicité.

Aux vues du déroulement des évènements, il est intéressant pour tout établissement de considérer la question de la digitalisation dans l’optique d’anticiper de potentiels futurs crises.

Publication originale le 16 octobre 2021 - mis à jour le 26 septembre 2022

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