On distingue deux types de certifications pour l’enseignement supérieur. D’une part les labels officiels décernés par les instances de l’état tels que la reconnaissance de l’État, le visa du ministère de l‘Éducation, l’enregistrement RNCP ou encore le grade de master. D’autre part les labels privés tels que AACSB, EQUIS, AMBA, EPAS, QUESTE. Tous permettent de certifier d’un niveau de qualité et d’excellence.

Quand les étudiants cherchent un établissement pour leurs études supérieures, les labels sont là pour orienter leur choix, ils permettent en quelque sorte de hiérarchiser les écoles, d’établir un classement.

Du côté des écoles, les labels leur permettent d’embellir leur vitrine, ils sont la preuve du sérieux de l’école et de sa capacité à insérer les étudiants sur le marché du travail. L’obtention des labels est le résultat d’un long et fastidieux travail. C’est le rôle du responsable accréditation, de mener à bien les campagnes de labellisation. Toute école souhaitant obtenir une accréditation doit faire l’objet d’un audit poussé sur le programme de formation et la pédagogie.

Les critères d’obtention sont très variés, mais on peut citer la qualité et l’originalité de l’enseignement, le bon suivi pédagogique, la qualité des locaux et du matériel ou encore l’insertion professionnelle par l’harmonisation des programmes avec l’évolution des qualifications et de l’organisation du travail.

Les outils numériques permettent de contribuer à l‘obtention de certaines accréditations en renforçant les critères d’obtention. Cela fait des années que nous observons la majorité des secteurs d’activité se dématérialiser, il est donc logique que les établissements qui suivent la tendance mettent plus de chances de leur coté.

Il suffit de voir les actions mises en place par les écoles les plus reconnues dans le monde pour comprendre l’importance de la transition numérique dans la course à l’excellence.

On peut citer l’incroyable décision de la prestigieuse université de Cambridge. En effet, en raison de la pandémie de coronavirus, l’établissement britannique a décidé qu'il n'y aurait plus de cours en présentiel lors de la prochaine année universitaire. Il en va de même pour les examens.

Jusqu’ici les outils numériques permettaient de faire gagner des points à l’originalité des programmes ou encore au suivi pédagogique. Aujourd’hui, ils permettent de garantir la continuité de l’enseignement et des examens en garantissant le même niveau de qualité en cas de nouvelle crise. Ils permettent également d’apporter plus de souplesse pour la conduite des concours d’entrée en permettant de les réaliser à domicile.

Publication originale le 17 octobre 2021 , mise à jour le 28 mai 2022

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