Dès 2026, tous les organismes de formation préparant à une certification professionnelle devront être certifiés Qualiopi, qu’ils bénéficient ou non de financements publics. Une extension majeure qui marque un tournant stratégique pour le secteur. Dans la lignée du plan gouvernemental présenté en juillet 2025, c’est un changement de paradigme : la qualité n’est plus une intention, elle devient une obligation formelle.
Le plan Qualité et Lutte contre la Fraude, vise à renforcer la confiance dans le système de formation, tout en éliminant les pratiques douteuses. Il s’accompagne d’une série de mesures précises qui impacteront l’ensemble des acteurs, du formateur indépendant au CFA, en passant par les certificateurs.
Pourquoi ce plan est un tournant
Depuis plusieurs années, le développement du CPF et de l’offre privée a mis en lumière certains dysfonctionnements : formations aux promesses floues, manque de visibilité sur les débouchés, procédures de certification opaques…
Pour y répondre, un nouveau cadre qualité s’installe, avec des objectifs clairs :
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Renforcer la fiabilité des parcours de formation
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Clarifier les obligations des organismes
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Rétablir une relation de confiance avec les apprenants
Bon à savoir : les taux de réussite, l’accompagnement pédagogique ou encore la réalité des débouchés feront désormais partie intégrante de l’analyse qualité. Si vous préparez vos apprenants à une certification, il sera nécessaire de le démontrer objectivement.
De nouveaux critères obligatoires
Le référentiel national de Qualiopi évolue pour intégrer :
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Les conditions réelles de préparation à la certification
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La lisibilité des débouchés professionnels
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Le respect du référentiel d’évaluation
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L’accompagnement pédagogique proposé aux apprenants
Ces indicateurs devront être documentés lors des audits, en particulier pour les formations certifiantes.
Qualiopi ne sera plus une option
À partir de 2026, tout organisme de formation qui prépare à une certification professionnelle devra être certifié Qualiopi même sans financement public.
Ce changement structurel impose une rigueur nouvelle. Il ne s’agit plus uniquement d’accéder à des financements, mais de garantir une démarche qualité reconnue. Pédagogie, accompagnement, transparence : ces éléments deviennent les piliers de la confiance entre les apprenants, les financeurs, et les organismes.
Pourquoi ce plan est un tournant
Depuis plusieurs années, le développement du CPF et de l’offre privée a mis en lumière certains dysfonctionnements : formations aux promesses floues, manque de visibilité sur les débouchés, procédures de certification opaques…
Pour y répondre, un nouveau cadre qualité s’installe, avec des objectifs clairs :
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Renforcer la fiabilité des parcours de formation
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Clarifier les obligations des organismes
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Rétablir une relation de confiance avec les apprenants
Bon à savoir : les taux de réussite, l’accompagnement pédagogique ou encore la réalité des débouchés feront désormais partie intégrante de l’analyse qualité. Si vous préparez vos apprenants à une certification, il sera nécessaire de le démontrer objectivement.
Qualiopi musclé : ce qui va changer
De nouveaux critères obligatoires
Le référentiel national de Qualiopi évolue pour intégrer :
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Les conditions réelles de préparation à la certification
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La lisibilité des débouchés professionnels
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Le respect du référentiel d’évaluation
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L’accompagnement pédagogique proposé aux apprenants
Ces indicateurs devront être documentés lors des audits, en particulier pour les formations certifiantes.
Une implication renforcée des dirigeants
Les audits Qualiopi exigeront désormais la présence obligatoire du responsable de l’organisme. L’objectif est d’évaluer l’appropriation réelle des démarches qualité par la structure, au-delà d’un discours préparé par des prestataires externes.
Une certification obligatoire pour les auditeurs eux-mêmes
Les professionnels chargés de vérifier les organismes devront eux aussi être certifiés. Cela vise à garantir une évaluation homogène, claire et déontologiquement encadrée.
Soyez prêt pour vos prochains audits avec une organisation claire, des preuves structurées et des évaluations conformes – Télécharger la checklist
Organismes visés : publics, privés, tous concernés
L’obligation de certification s’étend à tous les acteurs proposant des formations certifiantes, y compris ceux qui ne mobilisent aucun financement public.
Formations diplômantes : une habilitation devient nécessaire
Pour les diplômes d’État, du CAP au BTS, il ne sera plus possible de former librement sans autorisation. Une habilitation formelle sera exigée pour garantir la conformité des contenus et des conditions d’accompagnement.
Vers un système de contrôle unifié
Le plan introduit également une approche plus coordonnée de la régulation, avec des outils partagés entre acteurs publics et certificateurs.
Partage des données et alertes centralisées
Un système d’information commun permettra :
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De croiser les contrôles déjà menés
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De mieux cibler les investigations
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D’éviter les doublons inutiles
Un guichet unique de signalement sera également mis à disposition des apprenants pour faire remonter les anomalies : clauses abusives, promesses de diplôme erronées, évaluation défaillante…
Conclusion : vers une qualité exigée, pas seulement affichée
L’extension de Qualiopi et la refonte des modalités de contrôle marquent une professionnalisation nécessaire du secteur de la formation. Pour les organismes déjà engagés dans une démarche sérieuse, c’est une reconnaissance. Pour les autres, il est encore temps d’agir.
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✅ Centraliser vos preuves de qualité