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Organisme certifié AMF : quelles obligations pour organiser l’examen ?

Numérique
Par Guillaume C. 13 juillet 2026

Organisme certifié AMF : quelles obligations pour organiser l’examen ?

Pour organiser l’examen AMF, un organisme doit être certifié par l’Autorité des marchés financiers. Cette certification lui permet de faire passer l’examen destiné à vérifier les connaissances minimales des professionnels des services d’investissement.

Mais être organisme certifié AMF ne consiste pas seulement à ouvrir des sessions d’examen. L’organisme doit respecter des règles strictes sur le contenu des questions, l’organisation des épreuves, la surveillance, la protection des données, les résultats, les attestations et le reporting transmis à l’AMF.

Voici les principales obligations à connaître avant de mettre en place l’examen AMF.

Organisme certifié AMF, de quoi parle-t-on ?

Un organisme certifié AMF est un organisme autorisé par l’Autorité des marchés financiers à organiser l’examen AMF.

AMF signifie Autorité des marchés financiers. C’est l’autorité française qui régule les marchés financiers, protège l’épargne investie en produits financiers et veille à la bonne information des investisseurs.

L’examen AMF permet de vérifier que les candidats disposent des connaissances minimales attendues pour exercer certaines fonctions dans les services d’investissement. Il concerne notamment les professionnels travaillant pour des prestataires de services d’investissement, des sociétés de gestion de portefeuille ou des conseillers en investissements financiers.

L’organisme certifié intervient donc dans un cadre réglementaire précis. Il ne délivre pas une simple formation. Il organise un examen reconnu, selon les règles fixées par l’AMF.

Cette certification engage l’organisme dans la durée. Il doit être capable de garantir la qualité de l’examen, l’égalité de traitement entre les candidats et la traçabilité des résultats.

Un rôle qui dépasse la simple organisation d’une session

Organiser l’examen AMF ne se résume pas à planifier une date, envoyer une convocation et corriger un QCM.

QCM signifie questionnaire à choix multiples. Dans le cadre de l’examen AMF, ce format doit permettre de vérifier des connaissances professionnelles précises, sans ambiguïté et dans des conditions équitables.

L’organisme certifié doit encadrer toute la chaîne d’examen :

  • la préparation des contenus et des questions
  • l’organisation des sessions
  • l’identification des candidats
  • la surveillance du passage
  • la prévention de la fraude
  • la transmission des résultats
  • la délivrance des attestations
  • la conservation des preuves
  • les reportings transmis à l’AMF

Ce rôle suppose des moyens humains, techniques, pédagogiques et organisationnels adaptés.

L’organisme doit aussi pouvoir démontrer que ses procédures sont fiables. En cas de contrôle ou de demande de l’AMF, il doit produire des éléments concrets : procédures, résultats, incidents, preuves de passage, modalités de surveillance, documents remis aux candidats.

Qui peut demander la certification AMF ?

La certification AMF n’est pas ouverte à n’importe quelle structure.

L’organisme doit démontrer qu’il est capable d’organiser un examen conforme aux exigences de l’AMF. Il doit aussi appartenir à l’une des catégories admises.

Peuvent notamment demander la certification :

  • un organisme de formation déclaré, intervenant dans le domaine de la finance et des services d’investissement
  • un établissement d’enseignement supérieur ou professionnel
  • un établissement d’enseignement reconnu par l’État
  • un organisme équivalent situé hors de France, à condition de justifier d’une activité significative dans le domaine concerné
  • un membre de l’AFECEI, Association française des établissements de crédit et des entreprises d’investissement
  • un prestataire de services d’investissement

L’organisme doit également présenter des garanties sur la qualité de ses formations, ses moyens techniques, ses équipes, sa capacité de veille réglementaire et ses procédures d’examen.

La demande de certification se fait à partir d’un dossier. Ce dossier doit être complet, documenté et signé par une personne habilitée à représenter l’organisme.

Les prérequis pour obtenir l’agrément AMF

Avant d’être certifié, l’organisme doit prouver qu’il dispose d’un dispositif solide. L’AMF ne vérifie pas seulement l’existence d’un examen. Elle regarde aussi la capacité de l’organisme à l’organiser dans de bonnes conditions.

Une activité réelle dans la finance et les services d’investissement

L’organisme doit justifier d’une activité significative dans le domaine de la finance et des services d’investissement.

Ce point est important. L’examen AMF porte sur des sujets techniques, réglementaires et déontologiques. L’organisme qui l’organise doit donc connaître l’environnement dans lequel les candidats évoluent.

Cette expérience peut être démontrée par des heures de formation réalisées sur les deux dernières années, par des programmes existants, par les profils des formateurs ou par l’activité de l’établissement.

L’objectif est simple : éviter qu’un organisme sans expertise réelle organise un examen portant sur des connaissances professionnelles sensibles.

Pour être crédible, le dossier doit donc montrer que l’organisme maîtrise les sujets traités : réglementation financière, instruments financiers, fonctionnement des marchés, déontologie, commercialisation, conformité et protection des clients.

Des moyens humains et techniques adaptés

L’organisme doit disposer de moyens suffisants pour organiser et surveiller les examens.

Cela concerne d’abord les équipes. Les personnes chargées de concevoir les questions, de mettre à jour les contenus, d’organiser les sessions ou d’assurer la surveillance doivent avoir des compétences adaptées.

Cela concerne aussi les outils. L’organisme doit pouvoir gérer les inscriptions, sélectionner les questions, encadrer le passage, suivre les résultats et conserver les preuves.

Dans le cadre d’un examen à distance, les moyens techniques prennent encore plus d’importance. La plateforme doit permettre d’identifier le candidat, de sécuriser l’environnement de passage, de limiter les risques de fraude et de documenter les incidents.

L’AMF attend un dispositif cohérent. Les moyens déclarés doivent être compatibles avec le volume de candidats, les modalités de passage et le niveau de sécurité attendu.

Une expertise pédagogique et réglementaire

L’organisme doit démontrer qu’il maîtrise le contenu de l’examen.

Cela passe par la qualité des formations proposées, mais aussi par la capacité à produire et maintenir des questions adaptées. Les concepteurs doivent connaître les thématiques de l’examen AMF et suivre les évolutions de la réglementation.

La veille réglementaire est donc un prérequis important. Les règles évoluent, les textes changent, les pratiques de marché aussi. Les questions et contenus de formation doivent rester à jour.

L’organisme doit pouvoir expliquer comment il suit ces évolutions :

  • qui réalise la veille
  • à quelle fréquence les contenus sont revus
  • comment les questions sont mises à jour
  • comment les sources réglementaires sont vérifiées
  • qui valide les modifications

Cette organisation doit être documentée. Elle permet de garantir que l’examen reste fiable dans le temps.

Des procédures d’examen claires

L’organisme doit présenter des procédures formalisées pour organiser l’examen.

Ces procédures doivent couvrir les étapes clés : inscription, convocation, identification, passage, surveillance, gestion des incidents, publication des résultats et archivage.

Elles doivent être compréhensibles par les équipes internes, mais aussi applicables de manière identique à tous les candidats.

C’est un point central. Un examen certifié doit être organisé dans des conditions objectives, équitables et non discriminatoires. Les règles ne doivent pas changer d’un candidat à l’autre ou d’une session à l’autre.

Une procédure claire permet aussi de réagir correctement en cas d’incident : problème technique, doute sur l’identité, suspicion de fraude, interruption de session ou contestation d’un candidat.

Une organisation conforme au RGPD

RGPD signifie Règlement général sur la protection des données. Il encadre le traitement des données personnelles dans l’Union européenne.

Un organisme certifié AMF traite des données sensibles pour l’organisation de l’examen : identité des candidats, résultats, justificatifs, feuilles de présence, preuves de contrôle, incidents éventuels.

Il doit donc mettre en place des mesures de sécurité adaptées.

Cela implique notamment de :

  • limiter l’usage des données aux finalités prévues
  • garantir la confidentialité des informations
  • sécuriser les outils utilisés
  • conserver les données pendant la durée prévue
  • encadrer les accès aux résultats
  • prévoir une procédure en cas de violation de données

La protection des données n’est pas un sujet secondaire. Elle fait partie du dispositif de conformité attendu.

Quelles obligations sur le contenu de l’examen AMF ?

L’examen AMF doit vérifier les connaissances minimales définies par l’AMF. L’organisme certifié ne peut pas construire librement un examen sans respecter le cadre prévu.

Le contenu doit être fiable, actualisé, objectif et adapté aux compétences à évaluer.

Respecter le format de l’examen AMF

L’examen AMF généraliste prend la forme d’un QCM de 120 questions.

Chaque question doit respecter un format précis. Elle doit proposer plusieurs réponses possibles, avec une seule bonne réponse à sélectionner. La formulation doit être claire, courte et sans ambiguïté.

Les questions doivent couvrir les domaines de connaissances fixés par l’AMF. Elles sont rattachées à des thématiques précises du programme et doivent permettre de vérifier des connaissances utiles à la pratique professionnelle.

L’examen dure au maximum 2 heures.

Pour réussir, le candidat doit atteindre le seuil requis de bonnes réponses sur les questions de culture financière et sur les connaissances indispensables à l’exercice du métier.

L’organisme doit donc veiller à respecter à la fois le format, le niveau attendu, la durée de l’épreuve et la répartition des questions.

Garantir une évaluation objective et équitable

L’examen doit évaluer les candidats de manière objective.

Les questions ne doivent pas chercher à piéger inutilement les candidats. Elles doivent vérifier des connaissances de base, utiles et transversales. Elles ne doivent pas faire appel à un jugement subjectif ou à une interprétation personnelle.

La formulation doit donc être simple, précise et fidèle aux textes applicables.

L’équité est également essentielle. Les conditions d’évaluation doivent être les mêmes pour tous les candidats. Les règles de passage, la durée, les documents autorisés, les modalités de surveillance et les critères de réussite doivent être appliqués de manière homogène.

L’organisme doit aussi prévoir une sélection aléatoire des questions pour chaque session ou chaque candidat. Cela permet de limiter les risques de fuite de sujets et de proposer un examen original.

Objectivité, équité et traçabilité forment le socle de l’examen certifié.

Quelles obligations d’organisation pour faire passer l’examen ?

L’organisation de l’examen AMF doit être cadrée avant, pendant et après la session.

L’organisme certifié doit pouvoir démontrer que l’épreuve s’est déroulée dans des conditions fiables. Cela vaut pour un examen en salle comme pour un examen à distance.

Mettre en place des procédures d’examen formalisées

Les procédures d’examen doivent être écrites, connues des équipes et appliquées à chaque session.

Elles doivent préciser les règles opérationnelles :

  • comment les candidats sont convoqués
  • comment leur identité est contrôlée
  • quelles consignes leur sont transmises
  • quels documents sont autorisés ou interdits
  • comment la surveillance est assurée
  • comment les incidents sont traités
  • comment les résultats sont communiqués
  • comment les preuves sont conservées

Ces procédures ne sont pas seulement utiles pour l’organisation interne. Elles servent aussi de preuve en cas de contrôle.

Un organisme certifié doit être en mesure de montrer que l’examen ne repose pas sur des pratiques informelles. Chaque étape doit être cadrée, répétable et vérifiable.

Garantir la sécurité du passage et la protection des données

La sécurité du passage vise d’abord à préserver l’intégrité de l’examen.

Le candidat ne doit pas pouvoir accéder à des documents non autorisés, utiliser internet ou se servir d’outils susceptibles de l’aider pendant l’épreuve. En cas de passage sur ordinateur, le support doit être verrouillé pour limiter ces risques.

La sécurité concerne aussi les sujets et les résultats. L’organisme doit conserver les sujets, les réponses, les résultats et les preuves dans des conditions fiables.

La protection des données complète cette exigence. Les informations collectées sur les candidats doivent être traitées uniquement pour l’organisation, la passation et le suivi de l’examen.

L’organisme doit donc sécuriser à la fois :

  • l’environnement de passage
  • les accès aux questions
  • les résultats des candidats
  • les preuves d’identité
  • les documents liés à la session
  • les éventuels incidents

Adapter les conditions aux candidats en situation de handicap

L’organisation de l’examen doit aussi tenir compte des candidats en situation de handicap.

Les personnes concernées peuvent bénéficier d’un aménagement, notamment d’un tiers temps, lorsqu’elles en font la demande et produisent la reconnaissance administrative nécessaire.

Cette adaptation doit être prévue dans les procédures. L’objectif est de garantir l’égalité d’accès à l’examen sans modifier le niveau de connaissances attendu.

L’organisme doit donc anticiper ces situations : information des candidats, réception des justificatifs, adaptation de la durée de passage, suivi administratif et traçabilité de l’aménagement accordé.

Cette organisation évite les traitements au cas par cas mal documentés. Elle sécurise le candidat, les équipes et l’organisme certifié.

Organiser l’examen AMF à distance, quelles obligations ?

L’examen AMF peut être organisé à distance, sous conditions.

Un examen est considéré comme présenté à distance lorsque le candidat passe l’épreuve dans un autre lieu qu’une salle d’examen prévue par l’organisme.

Ce format demande un niveau de contrôle élevé. L’organisme doit s’assurer que le candidat est bien identifié, que l’environnement de passage est sécurisé, que la surveillance est effective et que les incidents sont documentés.

Préparation de la surveillance

Avant de proposer un examen AMF à distance, l’organisme doit disposer de moyens humains et techniques suffisants.

La surveillance ne peut pas être improvisée. Elle doit permettre de suivre les candidats pendant toute la durée de l’épreuve, de vérifier leur environnement et de réagir en cas de comportement suspect.

L’organisme doit notamment prévoir un nombre de surveillants adapté. Pour l’examen à distance, le nombre de candidats surveillés simultanément doit rester limité afin de garantir une surveillance réelle.

Les surveillants doivent aussi être exempts de conflit d’intérêts. S’ils appartiennent à l’organisme ou à une société tierce, une procédure doit permettre d’identifier et d’encadrer les situations à risque.

La surveillance doit donc être préparée comme une composante centrale de l’examen, pas comme une simple formalité technique.

Avant l’examen : informer, identifier, vérifier

Avant le démarrage de l’examen à distance, le candidat doit recevoir une information claire sur les étapes à suivre.

Il doit comprendre ce qui est attendu avant, pendant et après l’épreuve : connexion, vérification d’identité, activation de la caméra, consignes de surveillance, documents autorisés, conduite à tenir en cas de problème technique.

L’organisme doit ensuite vérifier l’identité du candidat. Cette vérification se fait à l’aide d’un document officiel en cours de validité, présenté en direct avant le début de l’épreuve.

L’environnement de passage doit aussi être contrôlé. Une vérification à 360 degrés peut être demandée afin de vérifier la pièce, le bureau, les documents accessibles et les éventuels supports utilisés.

Ces étapes permettent de sécuriser le passage avant même le lancement du QCM.

Pendant l’examen : prévenir les risques de fraude

Pendant l’examen, l’organisme doit limiter les risques de fraude.

Le candidat doit rester devant son poste de travail pendant toute la durée de l’épreuve. La caméra doit permettre une surveillance continue. Le son doit pouvoir être activé ou maintenu selon les règles prévues.

L’organisme doit aussi s’assurer que le candidat ne peut pas naviguer sur internet, utiliser des logiciels, consulter des documents ou accéder à des outils susceptibles de faciliter l’obtention de l’examen.

La plateforme d’examen doit permettre de respecter le temps imparti, de gérer les questions et d’assurer un tirage aléatoire.

En cas de doute, le surveillant doit pouvoir contacter le candidat immédiatement. C’est pourquoi un numéro de téléphone peut être demandé avant l’épreuve.

La prévention de la fraude repose donc sur trois éléments : règles claires, surveillance active et outils adaptés.

Après l’examen : documenter les incidents

Après l’examen, l’organisme doit pouvoir établir un relevé des incidents identifiés pendant la session.

Cela peut concerner un problème technique, une interruption de connexion, un doute sur l’identité, un comportement suspect, une tentative de fraude ou une contestation du candidat.

Cette documentation est importante pour deux raisons.

D’abord, elle permet de traiter la situation de manière cohérente. Ensuite, elle constitue une preuve en cas de contrôle ou de demande de l’AMF.

En cas de fraude avérée, l’organisme doit informer les services de l’AMF sans délai, en transmettant un document récapitulant les manquements identifiés.

L’examen à distance peut donc offrir de la flexibilité, mais il impose une traçabilité renforcée.

Quelles obligations sur les résultats et les attestations ?

Une fois l’examen passé, l’organisme certifié doit gérer les résultats avec rigueur.

Les candidats doivent être informés de leur résultat. Les candidats ayant réussi doivent pouvoir obtenir une attestation conforme au format attendu.

Transmettre les résultats aux candidats

L’organisme doit transmettre le résultat de l’évaluation à chaque candidat.

Cette transmission doit être claire, fiable et traçable. Le candidat doit savoir s’il a réussi ou non l’examen. En cas de réussite, il doit pouvoir obtenir une attestation mentionnant notamment la date de passage.

L’attestation est un document important. Elle permet au candidat de prouver la réussite à l’examen AMF auprès de son employeur ou d’un futur employeur.

L’organisme doit donc encadrer sa délivrance : format, mentions obligatoires, date, identité du candidat, conservation et possibilité de produire un duplicata si nécessaire.

Une gestion approximative des attestations peut créer des difficultés pour les candidats comme pour les établissements qui doivent vérifier la conformité de leurs collaborateurs.

Conserver les résultats sur support durable

L’organisme doit conserver les résultats sur un support durable.

Un support durable est un support permettant de conserver une information de manière stable, accessible et exploitable dans le temps. L’objectif est que le résultat puisse être retrouvé et présenté en cas de besoin.

Les sujets et résultats des examens doivent être conservés avec des règles de traçabilité. Cette conservation permet à l’AMF de consulter les éléments si nécessaire.

Pour l’organisme, cela suppose une organisation claire :

  • durée de conservation
  • accès aux résultats
  • sécurisation des données
  • sauvegarde des preuves
  • gestion des demandes de duplicata
  • capacité à retrouver une session ou un candidat

La conservation des résultats n’est pas une tâche administrative secondaire. Elle fait partie de la fiabilité du dispositif.

Peut-on déléguer l’organisation ou la surveillance de l’examen AMF ?

Oui, l’organisation ou la surveillance de l’examen AMF peut être déléguée à une société tierce.

Mais cette délégation ne transfère pas la responsabilité réglementaire.

L’organisme certifié reste responsable de l’organisation et de la surveillance de l’examen. Il doit donc s’assurer que le délégataire respecte toutes les règles applicables.

Une convention doit encadrer la relation entre l’organisme certifié et la société tierce. Elle doit préciser les règles d’organisation, les moyens humains et techniques mobilisés, les conditions de surveillance, les procédures d’examen et les obligations de traçabilité.

La communication doit aussi être claire. Le candidat ne doit pas croire que la société tierce est elle-même certifiée par l’AMF si ce n’est pas le cas. Les documents liés à l’examen doivent indiquer que le passage est organisé dans le cadre d’une délégation donnée par l’organisme certifié.

L’organisme certifié doit également informer l’AMF de la délégation et transmettre une liste actualisée des organismes avec lesquels il travaille.

Vos obligations de reporting auprès de l'AMF

La certification AMF s’inscrit dans la durée. Une fois certifié, l’organisme doit transmettre plusieurs informations à l’AMF.

Ces reportings permettent à l’AMF de suivre l’activité, les résultats, les incidents et le respect des règles applicables.

Transmettre la liste des personnes ayant réussi

Les organismes certifiés doivent transmettre à l’AMF la liste des personnes ayant réussi l’examen.

Cette liste est mise à jour et transmise une fois par mois, selon les modalités et le format définis par l’AMF.

Cette obligation est importante pour assurer le suivi des réussites. Elle permet aussi, dans certains cas, de vérifier qu’une personne a bien réussi l’examen AMF.

En pratique, l’organisme doit donc disposer d’un système fiable pour consolider les résultats, éviter les erreurs d’identité, vérifier les dates de passage et transmettre les informations dans les délais.

Plus le volume de candidats est important, plus cette étape doit être automatisée et contrôlée.

Produire un rapport d’information tous les trois ans

La certification de l’organisme est valable pour une durée indéterminée.

Mais cela ne signifie pas qu’aucun suivi n’est attendu. L’organisme doit communiquer à l’AMF un rapport d’information tous les trois ans.

Ce rapport permet d’actualiser les éléments importants du dispositif : moyens humains, financiers et techniques, veille réglementaire, modalités d’organisation, respect des procédures, compétences mobilisées et statistiques de la période écoulée.

L’objectif est de vérifier que l’organisme maintient le niveau d’exigence qui a justifié sa certification.

Ce rapport doit donc être préparé dans la durée. Un organisme qui attend la dernière minute risque de devoir reconstituer des informations dispersées : volumes, incidents, évolutions techniques, changements d’équipe, mises à jour des questions ou modifications de procédures.

Transmettre un bilan annuel d’activité simplifié

Chaque année, l’organisme certifié doit transmettre à l’AMF un bilan annuel d’activité simplifié.

Ce bilan permet de suivre l’activité de l’année écoulée. Il comprend notamment des données sur le nombre de candidats, le taux de réussite, les éventuels litiges, les modes de préparation, les fonctions occupées par les candidats, leur répartition géographique en cas d’examen à distance ou encore le statut réglementaire de leur employeur.

Ce bilan doit être transmis avant le 31 mars.

Il ne s’agit donc pas d’un simple tableau statistique. C’est un document de pilotage et de conformité.

Pour le produire correctement, l’organisme doit collecter les bonnes données tout au long de l’année. Les informations doivent être fiables, cohérentes et facilement exportables.

Quels risques en cas de non-respect des règles ?

Le non-respect des règles peut avoir des conséquences importantes.

L’AMF peut vérifier plusieurs éléments : la qualité des questions, l’adéquation des formations, la réalité des moyens humains et techniques, les informations transmises dans les bilans annuels, les rapports triennaux ou encore le respect des règles relatives aux données personnelles.

Plusieurs situations peuvent fragiliser la certification :

  • absence de mise à jour des questions
  • défaut de participation aux travaux prévus
  • bilan annuel transmis hors délai
  • rapport triennal non envoyé
  • qualité insuffisante des questions
  • non-respect des règles RGPD
  • communication trompeuse sur l’examen AMF
  • surveillance insuffisante
  • délégation mal encadrée

En cas de manquement, l’AMF peut aller jusqu’au retrait de la certification.

Pour l’organisme, les conséquences peuvent être lourdes : arrêt immédiat de l’organisation des examens, transfert des candidats inscrits, perte du droit d’utiliser la base commune d’examen et atteinte à la crédibilité du dispositif.

La conformité doit donc être pensée comme un suivi continu, pas comme une formalité au moment de la demande de certification.

Evaluo, partenaire de vos certifications AMF à distance

Organiser l’examen AMF à distance demande un dispositif fiable, sécurisé et documenté.

Evaluo accompagne les organismes de formation, établissements et acteurs certifiés dans la mise en place d’examens en ligne sensibles. La plateforme permet de structurer les sessions, d’encadrer le passage, de surveiller les candidats et de centraliser les preuves utiles.

Dans le cadre d’un examen AMF à distance, Evaluo peut notamment aider à :

  • organiser des sessions en ligne sécurisées
  • vérifier l’identité des candidats
  • encadrer les consignes avant l’examen
  • surveiller les candidats pendant l’épreuve
  • limiter les risques de fraude
  • documenter les incidents
  • conserver les résultats et les preuves
  • produire des exports utiles pour le reporting et l’audit

L’objectif est de réduire la gestion manuelle tout en renforçant la fiabilité du dispositif.

Pour les organismes certifiés AMF, la plateforme permet d’industrialiser les sessions à distance sans perdre en contrôle. Les équipes gagnent du temps, les candidats bénéficient d’un parcours plus clair et les obligations de traçabilité sont plus simples à piloter.

Avec un outil adapté, l’examen AMF à distance devient plus facile à organiser, plus sûr à surveiller et plus fiable à documenter.